Questions écrites au Gouvernement

...........................

Les parlementaires ont la faculté de poser aux ministres des questions écrites sur les sujets qui les préoccupent. Toutes ces questions paraissent in extenso au Journal officiel. Elles appellent obligatoirement une réponse du ministre interpellé. Cette réponse paraît également au Journal officiel.

Sans avoir la force des propositions de loi ou des amendements les questions écrites au gouvernement sont un des canaux de l'initiative parlementaire. Elles permettent aux députés de jouer leur rôle de contrôle de l'exécutif en tant que représentants de la nation. C'est par ce moyen, parmi d'autres qu'ils se font les porte-parole des citoyens confrontés à l'administration.

 

 

 

 


Année 2001


Le 11 avril 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de la santé sur les ingrédients entrant dans la composition des confiseries.De nombreuses mesures ont été prises pour assurer une plus grande transparence en ce qui concerne la sécurité alimentaire, mais il semblerait que certains produits ait été oubliés, en particulier les friandises et bonbons généralement destinés aux enfants.En effet, lorsque ces confiseries sont vendues sans emballage, il est impossible de vérifier la composition exacte de ceux-ci.Or, ces produits, volontairement colorés pour plaire aux enfants, sont le plus souvent fabriqués à base de pectines ou de gélatines additionnées à de nombreux colorants. Aucune mention n'indique si la gélatine employée est d'origine végétale ou animale.C'est pourquoi, il lui demande s'il serait possible de rendre obligatoire l'étiquetage de ces aliments.

Le 11 avril 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de la santé sur les problèmes rencontrés par les personnes atteintes de la maladie cœliaque.
Cette maladie due à une atrophie des villosités intestinales de l'intestin grêle entraînant ainsi une mauvaise absorption de nombreux aliments, est provoquée par l'ingestion de gluten.
Particulièrement méconnue en France, cette pathologie touche toutes les tranches d'âge et ne peut se traiter qu'en observant un régime drastique, excluant le gluten de blé et les prolamines équivalentes issues de trois autres céréales : le seigle, l'avoine et l'orge.
Or le gluten est présent sous forme directe ou masquée dans la plupart des produits composant notre alimentation y compris les médicaments. Le respect de ce régime peut poser des problèmes en collectivité et de ce fait exclure les malades du milieu scolaire ou professionnel.
En conséquence, il lui demande quelles mesures il serait possible de prendre en faveur des personnes atteintes par cette pathologie.


Le 11 avril 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Secrétaire d'Etat au logement sur la persistance des canalisations en plomb dans certains immeubles.
En effet, selon les estimations du CEMAGREF, un foyer français sur deux consomme une eau dont la teneur en plomb dépasse la nouvelle norme européenne fixée, soit 10 micro grammes par litre. Les effets du plomb en concentrations trop élevées dans l'organisme ne sont plus à démontrer, on peut observer, en particulier chez les enfants qui éliminent plus difficilement le plomb, des troubles neurologiques ou psychomoteurs.
Pour être en conformité avec les nouvelles normes européennes, il faut prévoir d'importants travaux de réfection des canalisations, ce qui est chose faite en ce qui concerne les hôpitaux, les crèches ou les lieux publics mais sera sans doute beaucoup plus long en ce qui concerne les particuliers.
C'est pourquoi, il lui demande s'il serait possible d'aider les propriétaires concernés à supporter le coût des travaux nécessaires.

Le 9 avril 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de la santé sur la surconsommation de sel par la population française. Les effets néfastes sur la santé de cette surconsommation sont indéniables et provoqueraient chaque année en France 25 000 décès suite à des maladies cardiovasculaires.
L'absorption de sel serait davantage due à l'incorporation massive de chlorure de sodium dans les aliments par l'industrie qui les fabrique, que par son utilisation abusive par les consommateurs eux-mêmes. Selon une étude, menée par l'INSERM, 80% du sel que nous ingérons serait déjà pré incorporé dans les aliments par l'industrie agroalimentaire.
Aussi, il lui demande s'il serait possible, à l'image de ce qu'ont déjà fait la Finlande ou la Grande Bretagne, de réduire l'ajout de sel par l'industrie agroalimentaire et d'instaurer un étiquetage précis du taux de chlorure de sodium contenu dans les aliments.

Le 9 avril 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'étiquetage du miel. En effet, un miel composé d'un mélange de différentes provenances, peut être étiqueté " Miel français " dès lors que sa composition est majoritairement d'origine française.
Aussi, il voudrait savoir quelles mesures il entend prendre afin de rendre obligatoire l'indication de l'origine florale ou géographique exacte, permettant de mieux répondre à un souci de transparence pour le consommateur.

Le 9 avril 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Madame la Ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement sur le nombre croissant de singes Magot introduits illégalement en France. Adoptés comme animaux de compagnie ou d'attaque, ces singes protégés par la convention de Washington, ne sont pas du tout adaptés à la domestication. Ils présentent à l'âge adulte, lorsqu'ils sont placés hors de leur milieu naturel, un comportement agressif et incontrôlable. De plus, ces animaux, le plus souvent non vaccinés, sont porteurs de maladies dangereuses pour l'homme.
Actuellement, il n'existe aucune structure adaptée pour les accueillir lorsqu'ils sont confisqués ou que leurs propriétaires souhaitent s'en débarrasser.
C'est pourquoi, il lui demande s'il serait possible de prendre des mesures plus strictes de contrôle afin de ne pas laisser entrer d'autres animaux de ce type et surtout s'il elle envisage la mise en place de lieux d'accueil adaptés aux animaux déjà présents sur le territoire.

Paris, le 29 mars 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de la santé sur la diminution du nombre de donneurs de sang en France. Le don de sang est un acte bénévole que nul ne saurait rendre obligatoire. Cependant, il est essentiel de préserver et d'encourager ce système. Aussi, il lui demande si une campagne de sensibilisation pourrait être mise en place dans les établissements d'enseignement supérieur, afin d'encourager le don et de faire prendre conscience aux jeunes du caractère citoyen et solidaire de cet acte.

Le 29 mars 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de l'agriculture et de la pêche sur la vision de l'agriculture par l'opinion publique. En effet, les épizooties d'ESB et de fièvre aphteuse ont fortement contribué à dégrader l'image de l'agriculture traditionnelle, par la mise en œuvre d'une campagne d'information par exemple.

Le 29 mars 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de la santé sur les suites qu'il entend donner au récent rapport de l'Office britannique de protection contre les radiations. Le rapport de Richard Doll met en évidence le lien entre le cancer et l'exposition aux champs électromagnétiques des lignes électriques. Notamment, il précise qu'une augmentation du risque de leucémie chez les enfants de moins de 15 ans après exposition aux champs de très basses fréquences, est confirmé.
Aussi, il lui demande s'il entend prendre des mesures afin de protéger la population habitant dans ces zones à risques.

Le 29 mars 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le retard des PME dans la préparation au passage à l'Euro. En effet, plus de 70% des PME ne sont pas encore opérationnelles pour le passage à la monnaie unique le 1er janvier prochain. C'est pourquoi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures pouvant être envisagées pour permettre de pallier cette situation.

Le 8 mars 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Madame la garde des sceaux, ministre de la justice sur la nécessaire mise en place d'une loi pénitentiaire. Suite à la publication du livre de Véronique Vasseur, médecin-chef de la prison de la santé, et du rapport de la commission d'enquête sur l'état des prisons à l'Assemblée nationale et au Sénat, la nécessité d'une réforme urgente est apparue.
Aussi, il lui demande de lui indiquer les mesures qui vont être prises et selon quel calendrier.

Le 5 mars 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de la jeunesse et des sports sur la promotion du kung-fu. Autre nom de la boxe chinoise, cette discipline millénaire est pratiquée par des centaines d'adhérents en France. Sa dimension philosophique, basée sur des méthodes d'enseignements spirituels et physiques exigeants, rencontre une adhésion croissante chez les jeunes et les valeurs qu'elle porte - maîtrise de soi, respect de l'autre - pourraient canaliser l'énergie qui induit parfois des comportements violents. Cependant, cette discipline ne fait pas partie des disciplines pratiquées aux jeux Olympiques au même titre que d'autres sports de défense ou de combat. Aussi, il lui demande si elle entend prendre des initiatives afin que le kung-fu puisse devenir un sport de démonstration lors des prochains jeux Olympiques.
Texte de la REPONSE : Le Comité international olympique (CIO), en tant qu'organe suprême du mouvement olympique, a pour rôle de promouvoir l'olympisme en accord avec la charte olympique et assure, entre autres, la célébration régulière des jeux Olympiques, dont il établit le programme sportif. L'admission d'un nouveau sport, comme le kung-fu, à ce programme relève de dispositions particulières régies par la charte olympique. Nonobstant les qualités éducatives intrinsèques de cette discipline, le CIO doit porter son choix entre de nombreuses disciplines, sans augmenter de manière trop radicale le nombre d'athlètes présents aux jeux Olympiques. Les règles d'admission de sports, disciplines ou épreuves sont ainsi détaillées à l'article 52 de la charte olympique qui prévoit que l'admission d'un sport au programme des jeux Olympiques relève d'une décision de l'assemblée générale du CIO, qui regroupe l'ensemble de ses membres, celle d'une discipline ou d'une épreuve étant de la compétence de la commission exécutive du CIO, composée du président, de quatre vice-présidents et de dix autres membres. Le CIO établit le programme des jeux Olympiques qui doit inclure au moins quinze sports olympiques régis par les fédérations internationales reconnues par le CIO et listées à l'article 51 de la charte olympique. Pour être inclus dans le programme des jeux Olympiques, un sport doit notamment répondre à une exigence de participation et appliquer le code antidopage du mouvement olympique. Pour les jeux Olympiques d'été, le sport doit être pratiqué dans au moins soixante-quinze pays et sur quatre continents par les hommes, et dans au moins quarante pays et sur trois continents par les femmes. Les sports sont admis au programme des jeux Olympiques au moins sept ans avant des jeux Olympiques spécifiques, pour lesquels aucune modification ultérieure ne sera autorisée. Les fédérations internationales régissant les sports inclus dans le programme des jeux Olympiques doivent confirmer au CIO leur participation aux jeux Olympiques respectifs au plus tard au moment de la session du CIO qui élit la ville hôte de ces jeux. Les critères d'admission des disciplines sont les mêmes que ceux exigés pour l'admission des sports olympiques. Pour être incluses au programme des jeux Olympiques, les épreuves doivent avoir un niveau international reconnu, tant numérique que géographique et avoir figuré au moins deux fois à des championats mondiaux ou continentaux. Après chaque édition des jeux Olympiques, le CIO procède à une révision de leur programme. Lors de chacune de ces révisions, les critères d'admission des sports, disciplines ou épreuves peuvent être revus et l'admission ou l'exclusion de sports disciplines ou épreuves décidée par les organes compétents du CIO.

Le 5 mars 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de la jeunesse et des sports sur la promotion du tai chi chuan. Aux racines millénaires, cette discipline sportive à la gestuelle lente et austère est pratiquée par des centaines de gens en France et plus particulièrement par des personnes d'un certain âge. Pratiquée régulièrement, elle permet une longévité croissante par ces exercices thérapeutiques. Elle rencontre une adhésion grandissante et les valeurs que porte ce yoga chinois " sagesse du corps " s'associent à un véritable système de combat. Cependant, cette discipline ne fait pas partie des disciplines pratiquées aux jeux Olympiques au même titre que d'autres sports de défense ou de combat. Aussi, il lui demande si elle entend prendre des initiatives afin que le tai chi chuan puisse devenir un sport de démonstration aux jeux Olympiques.
Texte de la REPONSE : Le Comité international olympique (CIO), en tant qu'organe suprême du mouvement olympique, a pour rôle de promouvoir l'olympisme en accord avec la charte olympique et assure, entre autres, la célébration régulière des jeux Olympiques dont il établit le programme sportif. L'admission d'un nouveau sport, comme le taï-chi-chuan, à ce programme relève de dispositions particulières régies par la charte olympique. Nonobstant les qualités éducatives intrinsèques de cette discipline, le CIO doit porter son choix entre de nombreuses disciplines, sans augmenter de manière trop radicale le nombre d'athlètes présents aux jeux Olympiques. Les règles d'admission de sports, disciplines ou épreuves sont ainsi détaillées à l'article 52 de la charte olympique qui prévoit que l'admission d'un sport au programme des jeux Olympiques relève d'une décision de l'assemblée générale du CIO qui regroupe l'ensemble de ses membres, celle d'une discipline ou d'une épreuve étant de la compétence de la commission exécutive du CIO, composée du président, de quatre vice-présidents et de dix autres membres. Le CIO établit le programme des jeux Olympiques qui doit inclure au moins quinze sports olympiques régis par les fédérations internationales reconnues par le CIO et listées à l'article 51 de la charte olympique. Pour être inclus dans le programme des jeux Olympiques, un sport olympique doit notamment répondre à une exigence de participation et appliquer le code antidopage du mouvement olympique. Pour les jeux Olympiques d'été, le sport doit être pratiqué dans au mois soixante-quinze pays et sur quatre continents par les hommes, et dans au moins quarante pays et sur trois continents par les femmes. Les sports sont admis au programme des jeux Olympiques au moins sept ans avant des jeux Olympiques spécifiques pour lesquels aucune modification ultérieure ne sera autorisée. Les fédérations internationales régissant les sports inclus dans le programme des jeux Olympiques doivent confirmer au CIO leur participation aux jeux Olympiques respectifs au plus tard au moment de la session du CIO qui élit la ville hôte de ces jeux. Les critères d'admission des disciplines sont les mêmes que ceux exigés pour l'admission des sports olympiques. Pour être incluses au programme des jeux Olympiques, les épreuves doivent avoir un niveau international reconnu, tant numérique que géographique, et avoir figuré au moins deux fois à des championnats mondiaux ou continentaux. Après chaque édition des jeux Olympiques, le CIO procède à une révision de leur programme. Lors de chacune de ces révisions, les critères d'admission des sports, disciplines ou épreuves peuvent être revus et l'admission ou l'exclusion de sports, disciplines ou épreuves décidée par les organes compétents du CIO.

Le 28 février 2001

M. André ASCHIERI appelle l'attention de Monsieur le Ministre de l'intérieur sur la situation des mineurs seuls en France. Entrés en France avant 16 ans, confiés sans aucune mesure juridique (délégation de l'autorité parentale, tutelle…) à des familles d'accueil de leur communauté, ils intègrent sans difficulté le système scolaire. Ils rencontrent des difficultés importantes au moment de leur accession à la majorité, la législation actuelle ne leur permettant pas d'accéder à une situation régulière de séjour et de travail en France. Les travailleurs sociaux, les enseignants, les militants associatifs s'inquiètent de la situation de grande précarité dans laquelle se trouvent ces mineurs notamment en Seine Saint Denis. Aussi, il lui demande de lui indiquer les mesures qu'il entend prendre afin de résoudre cette situation difficile.

Le 27 février 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Monsieur le Ministre de l'économie et des finances sur les aides accordées à la création d'entreprises. Un récent rapport remis au Premier Ministre, s'inscrit dans le droit fil de la loi du 10 juin 1994 et propose des réformes afin d'aider les particuliers à la création d'entreprises nouvelles. Aussi, il lui demande de lui indiquer le devenir des propositions de réformes contenues dans ce rapport.

Le 27 février 2001

M.André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Madame la Ministre de la justice sur le problème de l'adoption par les couples non mariés. Ainsi, la procédure d'agrément pour un couple marié prend en compte les deux personnes formant le couple alors que lorsqu'il s'agit d'un couple non marié, l'agrément n'est délivré qu'à l'un des deux membres du couple, ce qui pose le problème du choix de celui qui recevra l'agrément et qui sera par conséquent le parent officiel de l'enfant. Aussi, il attire son attention sur les difficultés générées par ce type de situation notamment en cas de séparation du couple et lui demande si elle ne juge pas opportun d'envisager une modification urgente de la loi.

Le 26 février 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Monsieur le Ministre de l'éducation nationale sur la reconnaissance en tant que langue régionale du provençal. Le statut de langue à part entière est déjà reconnu pour 75 langues de métropole et d'Outre mer. La reconnaissance du provençal fait l'objet actuellement d'une large demande de la part des associations culturelles et des parents d'élèves qui souhaitent voir pris en compte leur spécificité culturelle. Aussi, il voudrait connaître ses initiatives en la matière et lui demande de lui indiquer plus généralement les mesures prises en faveur du provençal dans l'éducation.

Le 26 février 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Monsieur le Ministre de l'économie et des finances sur les difficultés de remboursement rencontrées par les victimes de catastrophes naturelles. En effet, les démarches à accomplir sont complexes, les délais de remboursement sont trop longs. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre afin de faciliter les démarches des victimes et des collectivités locales confrontées à ce type de catastrophes.

Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION: M. André Aschieri attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle sur l'intégration et le recrutement de travailleurs handicapés au sein des services de son ministère. Il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer le pourcentage de personnes handicapées travaillant dans ses services et si son ministère entend mettre en place des moyens tendant à favoriser l'insertion des personnes handicapées au sein de celui-ci.
Texte de la REPONSE: Le ministère de la culture et de la communication s'emploie à augmenter, chaque année, le nombre de recrutements de personnes handicapées dans ses services. Le total des personnels handicapés en poste était de sept-cent quarante à la fin de l'année 2000, soit près de 4,5 % de l'effectif global. Ce taux peut paraître encore insuffisant, mais il faut noter une sensible augmentation chaque année. Au-delà de l'application des textes réglementaires (loi n° 87-517 du 10 juillet 1987 et surtout décret n° 95-979 du 25 août 1995), un effort d'accueil et d'orientation personnalisés des personnes handicapées a été effectué ces dernières années. Par ailleurs, sans qu'il en soit tenu une comptabilité individualisée, de nombreux reclassements professionnels, adaptations de poste de travail, ont été réalisés avec l'aide des services de médecine de prévention.

Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur le projet de création d'une autorité alimentaire européenne. La Commission européenne a émis des propositions de règlement instituant une agence autonome chargée de l'évaluation des risques, à l'image du rôle primordial de l'AFSSA au niveau national. Au regard de l'attachement de la France à la sécurité alimentaire il lui demande de lui faire connaître son sentiment quant à la mise en place de cette autorité européenne.
Texte de la REPONSE : Le textes de la réponse sera disponible la semaine prochaine.

Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le récent départ des ONG de la Tchétchénie. Cette décision a été prise à la suite de l'enlèvement du coordonnateur de médecins sans frontière et devant l'impossibilité d'assurer la sécurité des membres des différentes organisations. Cependant les ONG étaient les derniers témoins des persécussions infligées aux populations. Aussi, face à l'abandon et à la détresse des populations, il lui demande s'il entend prendre des initiatives au niveau international.
Texte de la REPONSE : Les organisations humanitaires internationales ont, dans l'exercice difficile de leur mission, le double souci de maintenir, autant que possible, leurs activités humanitaires et de ne pas faire courir de risque indu à leur personnel. En cas de menace sérieuse pour leur sécurité, elles s'efforcent néanmoins de maintenir, dans la mesure du possible, un volant d'activité, même réduit, grâce à des personnels locaux. Ainsi, en Tchétchénie, l'activité humanitaire n'a été à aucun moment totalement interrompue après l'enlèvement, le 9 janvier, de M. Kenny Gluck, membre de MSF-Hollande, aujourd'hui libéré. Le Comité international de la Croix-Rouge, dont les programmes d'assistance sont assurés par des employés locaux et en liaison avec la Croix-Rouge russe, n'a jamais suspendu ses activités. Le CICR est présent dans plusieurs régions (Grozny, Goudermes, Chali, Ourous Martan), principalement dans les domaines suivants : distribution de nourriture, d'abris et de matériel de chauffage, d'équipements médicaux pour les hôpitaux. Le CICR a, par ailleurs, comme la plupart des autres organisations humanitaires, poursuivi normalement ses programmes dans les régions voisines d'Ingouchie et du Daghestan, où sont accueillis un grand nombre de réfugiés tchétchènes. Le HCR, qui avait suspendu ses activités, a repris l'acheminement des convois humanitaires vers la Tchétchénie le 18 février. Un convoi de quarante-huit camions a permis d'acheminer, à Grozny notamment, de la nourriture, mais aussi des biens de première urgence : vêtements, couvertures, bois de construction, kits sanitaires. L'opération s'est déroulée sans difficulté. Le HCR envisage de reprendre des activités régulières, si possible sur la base d'un convoi quotidien. Les autres organisations humanitaires s'apprêteraient également à reprendre prochainement leurs programmes en Tchétchénie. La France, comme l'Union européenne, souhaite développer avec la Russie, qui est pour elle un partenaire stratégique essentiel, une relation de long terme, dans le cadre d'une coopération ayant pour objectif prioritaire de renforcer un Etat de droit répondant aux exigences démocratiques d'une économie et d'une société modernes. Cela implique un dialogue confiant, mais aussi exigeant. La France continuera à faire preuve de vigilance et à rappeler aux autorités russes ses attentes et ses préoccupations, notamment en ce qui concerne la situation humanitaire, le respect des droits de l'homme, le sort des populations civiles en Tchétchénie, la nécessité et l'urgence d'y rechercher une solution politique, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Fédération de Russie.


Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation des droits de l'homme au Soudan. En septembre dernier, plusieurs milliers d'esclaves négro-africains au Soudan ont été libérés après avoir été soumis à des tortures physiques. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette question et lui demande s'il entend prendre des initiatives pour faire cesser ces violations des droits de l'homme.
Texte de la REPONSE : La guerre civile sévit au Sud-Soudan de façon quasi permanente depuis l'indépendance en 1955. Elle n'a été interrompue que par onze années de paix, entre 1972 et 1983. Les combats opposent essentiellement les forces gouvernementales et les milices alliées aux rebelles de l'Armée de libération populaire du Soudan (APLS) et aux autres groupes insurgés. Les populations souffrent durement de ce conflit. Plus de trois millions de personnes ont quitté les zones de combats, vers le nord ou à destination des pays voisins. Les civils demeurés sur place subissent les conséquences de la guerre : disette, enrôlement forcé dans l'un ou l'autre des deux camps, rançonnement, bombardements, razzias. Ce dernier phénomène est particulièrement le fait de milices pro-gouvernementales aux yeux desquelles les enlèvements de femmes et d'enfants constituent une rétribution pour l'appui apporté à l'armée régulière. Il a été dénoncé à plusieurs reprises par les ONG travaillant au Sud-Soudan. Il est longuement évoqué dans la résolution sur les droits de l'homme au Soudan adoptée chaque année par l'Assemblée générale des Nations Unies. L'Union européenne a par ailleurs fait de la situation des droits de l'homme, un thème prioritaire du dialogue renouvelé qu'elle entretient avec les autorités soudanaises depuis novembre 1999. Conscient de la gravité de la question, le gouvernement soudanais a décidé la mise en place d'une commission pour l'éradication des enlèvements de femmes et enfants auprès du ministère de la justice. Les travaux de cet organisme, effectués en collaboration avec l'UNICEF, ont permis de retrouver et de réunir à leur famille un certain nombre de femmes et d'enfants enlevés. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées au niveau local. Des progrès sont cependant encore nécessaires, et la communauté internationale, avec en son sein la France, demeure particulièrement attentive à la situation. Il apparaît néanmoins, que seul un règlement durable du conflit du Sud-Soudan permettra de faire cesser définitivement les violations des droits de l'homme induites par la poursuite de la guerre. La France, comme l'ensemble des membres de la communauté internationale, soutient donc la médiation régionale engagée sous l'égide de l'autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) afin de parvenir à trouver une solution pacifique au conflit, tenant compte des aspirations des populations.

Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de la jeunesse et des sports sur la promotion des jeux Paralympiques. Un accord a été signé entre le CIO et le Comité international paralympiques pour coupler l'organisation des jeux valides et handicapés. Cet accord doit permettre une meilleure reconnaissance des sportifs et une plus grande médiatisation de l'événement. Cependant, les jeux Paralympiques ayant lieu après les jeux Olympiques, ils bénéficient d'une moins grande attention de l'ensemble de la population. L'inversion de ce calendrier contribuerait à la promotion de cet événément sportif. Aussi, il lui demande si elle entend prendre des initiatives en ce sens.
Texte de la REPONSE : La reconnaissance des athlètes handisport et l'amélioration de la médiatisation des compétitions handisport, notamment des jeux Paralympiques, font partie des préoccupations prioritaires de madame la ministre de la jeunesse et des sports. Les mesures déjà prises en ce sens sont de deux ordres. Tout d'abord, Mme la ministre de la jeunesse et des sports et M. le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) ont co-signé, en juin 2000, une lettre à l'attention des présidents de fédérations unisports, les incitant à inclure des épreuves pour personnes handicapées au sein de leurs championnats de façon à favoriser l'intégration et à sensibiliser l'ensemble de l'opinion publique grâce à la médiatisation des compétitions. Ensuite, Mme la ministre a proposé lors de la dernière réunion de la Commission nationale du sport de haut niveau que la Fédération française handisport (FFH) soit désormais présente lors de chaque commission de façon que la préparation des athlètes handisport soit prise en compte de façon identique à celle des autres disciplines. La proposition a été acceptée par l'ensemble de la commission. Différentes modalités d'organisation et de calendrier des jeux Olympiques et des jeux Paralympiques ont été étudiées par le ministère de la jeunesse et des sports, en liaison avec la fédération française handisport, afin que ces derniers puissent bénéficier d'une meilleure promotion. Il a d'abord été envisagé d'organiser ces deux manifestations simultanément. Cette solution n'a pas été retenue, même si elle semblait la plus efficace en matière de médiatisation, en raison des difficultés insurmontables d'organisation que soulèverait un événement d'une telle ampleur. Toutefois, le principe d'inclure des épreuves handisport de démonstration (800 mètres et 1 500 mètres en athlétisme) lors des jeux Olympiques a été maintenu. L'inversion des calendriers de ces deux manifestations a également été étudiée, notamment dans le cadre du dossier Paris 2008. Il a été décidé de conserver l'ordre actuel de ces manifestations essentiellement pour des raisons techniques, en particulier la nécessaire adaptation de certaines installations et équipements, et parce que le fait de bénéficier, pour l'organisation des jeux Paralympiques, de l'expérience des Jeux olympiques, était plutôt un avantage. Il s'agit plutôt de réduire le délai entre les compétitions, qui est actuellement de plus de quinze jours, pour améliorer la visibilité des jeux Paralympiques.


Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les infractions à la loi du 19 mars 1999. Il apparaîtrait qu'un nombre croissant d'entrepreneurs de spectacles organisent des manifestations sans licences. Devant le préjudice pour les artistes privés de leur droit et la mise en place d'une concurrence déloyale pour les entrepreneurs de spectacles respectueux des règles, il souhaite connaître ses intentions.
Texte de la REPONSE : Depuis l'entrée en vigueur, le 2 juillet 2000, des dispositions de la loi du 18 mars 1999 modifiant l'ordonnance du 13 octobre 1945 relative aux spectacles, les préfets en charge de l'application du texte, en ce qui concerne notamment la procédure d'attribution, de renouvellement, de refus et de retrait de licence d'entrepreneur de spectacles, disposent de moyens nouveaux permettant la mise en oeuvre des contrôles. Ainsi, au-delà des officiers et agents de police judiciaire, les inspecteurs du travail et les agents de contrôle des organismes sociaux sont habilités à constater l'infraction caractérisée par l'exercice de l'activité d'entrepreneur de spectacles sans licence, à l'occasion de leurs contrôles dans les entreprises. En ce qui concerne les sanctions - emprisonnement de deux ans et amende de 200 000 francs -, elles peuvent être prononcées à l'encontre tant des personnes physiques, qui doivent être titulaires de la licence, que des personnes morales.

Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les difficultés rencontrées par les responsables culturels hospitaliers. A l'image des pays anglo-saxons, des artistes appelés " coordinateurs culturels " interviennent à plein temps ou temps partiel dans l'un des 1 000 hôpitaux publics et semi-publics du pays. L'entrée d'artistes à l'hôpital, par des associations telles que le Rire Médecin, les Musicoliers ou Enfance et Musique, est de l'avis général extrêmement utile dans l'accompagnement et le soin des pathologies lourdes, notamment chez les enfants. Entièrement bénévole, ce travail n'est possible que grâce au financement de mécènes d'entreprises ou de l'Etat. Aujourd'hui, le budget alloué par le ministère de la culture plafonne à 3 millions de francs, ce qui est insuffisant pour envisager une extension du programme à l'ensemble des hôpitaux français. Aussi, il lui demande si elle envisage de généraliser cette expérience pour donner aux malades la même chance d'accès à la guérison.
Texte de la REPONSE : L'accès à la culture de l'ensemble de la population est une priorité du ministère. A ce titre et comme la ministre de la culture et de la communication a pu l'exprimer au cours des rencontres européennes de la culture à l'hôpital qui se sont tenues à Strasbourg du 4 au 6 février 2001, de nombreuses actions ont été développées, favorisant les rencontres d'artistes et de personnes de tous âges et de toute condition sociale lorsqu'elles sont hospitalisées. Les artistes ont apporté la culture dans les hôpitaux, et des associations comme le Rire médecin, les Musicoliers ou Enfance et Musique ont fait preuve que l'artiste avait sa place à l'hôpital. Ils éprouvent la nécessité d'être présents dans des espaces où le rapport avec le public pourra prendre une dimension différente. Les pouvoirs publics entendent accompagner ce mouvement profond. Pour atteindre cet objectif, en 1998, le ministère de la culture et de la communication a lancé, aux côtés du ministère de la santé, le programme " culture à l'hôpital ", aux fins de développer les projets artistiques dans les hôpitaux. En 1999, les deux ministères ont signé la première convention nationale qui pose les bases de la rencontre entre le milieu hospitalier et le milieu culturel, en favorisant de véritables échanges entre eux. La notion de jumelages s'est ainsi imposée, instituant le partenariat entre un hôpital et un théâtre, un musée, une bibliothèque, ou un monument historique proche. Ces jumelages s'accompagnent d'un projet artistique au sein de l'hôpital, pour lequel l'institution culturelle joue le rôle de conseil ou d'opérateur. Cette pratique rencontre un grand succès : il existe aujourd'hui plus d'une centaine de jumelages, couvrant toutes les disciplines artistiques et tous les types d'établissements de soins, dans toutes les régions. La lecture, premier contact culturel à l'hôpital, n'est pas oubliée : la convention détermine les normes qui prévalent à l'installation de vraies bibliothèques dans les hôpitaux, et encourage les relations entre les bibliothèques d'hôpitaux et les bibliothèques municipales. Pour réussir, cette politique culturelle doit être accompagnée par des professionnels : la convention instaure ainsi la fonction de responsable culturel hospitalier chargé de coordonner les projets culturels. 80 responsables culturels hospitaliers ont été formés en deux ans. Pour amplifier le développement de cette politique, plusieurs mesures ont été préconisées aux rencontres de Strasbourg, et notamment l'organisation, en France mais aussi dans les pays étrangers, d'une semaine de l'art à l'hôpital, qui donnera l'occasion aux très nombreux projets culturels dans les hôpitaux de se faire largement connaître. En outre, les directions régionales des affaires culturelles, chargées du financement des budgets nécessaires aux projets culturels et artistiques dans les hôpitaux, seront appelées à augmenter dès cette année l'enveloppe des crédits qui leur sont consacrés. Elles sont également chargées de négocier avec les agences régionales de l'hospitalisation des conventions qui permettront un financement égal des deux organismes, dans l'esprit de collaboration entre le secteur de la culture et celui de la santé.

Le 26 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre de la défense sur la modification accompagnée d'une augmentation progressive des missions attribuées aux gendarmes nationaux, face à l'évolution constatée de notre société, et sur les inquiétudes de ces derniers quant aux moyens humains, financiers et matériels mis à la disposition des différentes brigades afin de les assumer dans les meilleures conditions. Plus particulièrement, une forte attente semble se faire jour parmi les membres de ce corps militaire quant à la revalorisation du dispositif indemnitaire qui leur est dévolu tels que l'attribution simplifiée d'un logement de fonction, la révision de l'indemnité pour charge militaire et des primes de qualification professionnelle ou bien encore l'extension de la NBI aux adjoints des commandants d'unité de terrain. Dans ce cadre, il souhaiterait savoir quel dispositif le ministre de la défense envisage d'adopter pour la reconnaissance statutaire et financière de l'évolution des actions dévolues aux gendarmes nationaux, ainsi que le calendrier prévisionnel de mise en place des mesures escomptées dans ce domaine.
Texte de la REPONSE : Lors du conseil de la fonction militaire gendarmerie du 28 février 2000, le ministre de la défense a annoncé une série de mesures destinées à alléger les charges de travail des gendarmes et à assouplir l'organisation de leur temps de travail pour leur permettre de mieux gérer leur temps libre tout en renforçant l'efficacité du service rendu aux usagers. Des moyens matériels et humains importants ont accompagné ces mesures. Ainsi, le Gouvernement a décidé de renforcer les moyens d'équipement et de fonctionnement pour un montant total de 500 millions de francs (MF) et de créer 1 500 postes de sous-officiers de carrière entre 2000 et 2002. La loi de finances pour 2001 inscrit cet effort dans la durée, en augmentant les moyens consacrés au fonctionnement de la gendarmerie de 350 MF. Des ressources financières ont également été prévues pour permettre une remise à niveau plus rapide du parc immobilier. Au-delà des dotations initiales pour 2001, 100 MF d'autorisations de programme supplémentaire au titre V et 70 MF au titre VI ont été dégagés. Parallèlement, 50 MF de crédits de paiement supplémentaires ont été inscrits aux titres V et VI. Par ailleurs, les crédits budgétaires de la gendarmerie pour l'année 2001 permettent l'entrée en vigueur, dès cette année, de trois mesures qui se traduiront par l'attribution de 63 primes de qualification supplémentaires pour les officiers brevetés, 1 581 primes de qualification supplémentaires pour les sous-officiers et 5 000 points de nouvelle bonification indiciaire au titre de la politique de la ville pour un coût total de 26 MF. En outre, un groupe de travail a été constitué afin de procéder à l'analyse du dispositif indemnitaire et des conditions de vie et de travail des militaires de la gendarmerie. Les premières conclusions ont été remises à l'occasion de la 22e session de CFMG. Le ministre de la défense a demandé à ce groupe de travail de fournir une analyse plus précise des charges réelles auxquelles les unités sont confrontées et de procéder à une évaluation financière de ses propositions en établissant des priorités. Ces travaux doivent lui être présentés lors de la 23e session du CFMG qui se tiendra au mois de mai 2001.

Le 26 février 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Monsieur le Ministre de l'équipement et des transports sur l'insuffisance d'inspecteurs d'auto-école habilités à faire passer l'épreuve du permis de conduire. Les effectifs insuffisants de cette profession, contraignent les candidats à attendre plusieurs mois alors même qu'ils ont droit de passer cet examen. Aussi, il lui demande s'il envisage l'ouverture de postes supplémentaires dans ce secteur d'activité, en particulier dans les Alpes-Maritimes.

Le 26 février 2001
Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre délégué à la coopération et à la francophonie sur l'intégration et le recrutement de travailleurs handicapés au sein des services de son ministère. Il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer le pourcentage de personnes handicapées travaillant dans ses services et si son ministère entend mettre en place des moyens tendant à favoriser l'insertion des personnes handicapées au sein de celui-ci.
Texte de la REPONSE : Depuis qu'a été présenté par la Gouvernement, le 13 décembre 1994, devant le Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat, le plan de mesures en faveur de l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique, le ministère des affaires étrangères s'est particulièrement saisi de cette question. Il a ainsi favorisé des recrutements par contrat, dans le cadre du décret n° 95-979 du 25 août 1995. Cependant, il est à noter que le recrutement de personnes handicapées, que ce soit par concours, par examen professionnel ou par contrat est fonction du nombre de places offertes aux concours de catégorie A, B et C, qui sont elles-mêmes limitées, compte tenu des effectifs modestes du ministère des affaires étrangères (3 869 emplois réels à l'administration centrale, au 31 décembre 2000). Le pourcentage de personnes handicapées est de 4,5 % des agents d'administration centrale - y compris les personnes reconnues handicapées par la COTOREP, qui passent des concours par la voie ordinaire, sans aménagement d'épreuves, et n'entrent pas dans le décompte connu (souvent, la connaissance de leur handicap intervient par hasard, au détour d'une démarche liée à leur handicap), ainsi que les agents devenus handicapés au cours de leur carrière, qui doivent être reclassés dans d'autres postes. Ce pourcentage est toutefois dépassé si l'on ajoute les mesures prises en appui financier (recours à des ateliers protégés) qui s'inscrivent en complémentarité à l'emploi d'handicapés. S'agissant de leur intégration et de leur insertion au ministère, tous les agents handicapés affectés à l'administration centrale bénéficient des mêmes règles d'affectation que leurs collègues du régime général tout en disposant d'aménagements spécifiques à leur handicap (des locaux, de leur poste de travail, horaires adaptés...). En ce qui concerne l'étranger, le ministère a toujours examiné au cas par cas les dossiers. C'est ainsi qu'il a donné satisfaction à plusieurs agents handicapés qui servent en ambassade, ou en consulat, à leur demande, dans des pays où existent des conditions matérielles et médicales favorables. Il a en outre répondu favorablement à un candidat handicapé qui s'est porté volontaire, à plusiers reprises, pour des missions de renfort auprès de nos ambassades et consulats. Enfin, il s'est doté, dès 1995, d'un réseau de " correspondants handicap ", chargés d'instruire les dossiers des personnes handicapées désireuses d'intégrer ses services et de gérer ceux des agents en fonction - que ce soit au titre de leur suivi professionnel, de leur formation ou de l'aménagement de leur poste de travail. Ces personnes siègent également aux réunions interministérielles et aux réunions de la COTOREP (secteur public) et sensibilisent régulièrement les directions et services sur la nécessité d'accueillir parmi leurs personnels des agents handicapés.

Le 26 février 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Madame la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice sur la nécessité d'accroître la prévention des jeunes contre la violence et les risques d'incarcération. Afin d'aider les jeunes en difficulté, la prévention doit permettre de les sensibiliser à la réalité de la détention afin de prévenir autant que possible leur incarcération. Il est possible par exemple, de créer des centres de formation et d'information éducatif et préventif afin de promouvoir la citoyenneté et le civisme, d'éviter l'incarcération par la prévention précoce de la délinquance, de lutter contre la récidive et de travailler à la réinsertion des jeunes en difficulté. Aussi, il lui demande quelles sont les mesures qu'entend prendre le gouvernement afin de faciliter cette politique de prévention.


Le 21 février 2001

M. André ASCHIERI souhaite attirer l'attention de Madame la Ministre de la Santé sur la prise en charge du syndrome de l' "X fragile". Cette maladie génétique héréditaire est due à la fragilité de l'un des bras du chromosome X et touche plus particulièrement les garçons. On estime actuellement qu'un garçon sur 4000 et une fille sur 8000 sont porteurs de ce syndrome. L'originalité de maladie provient de la possibilité pour un homme d'être porteur sain et de transmettre l'anomalie. Cette originalité explique la fréquence de l'affection et la difficulté du diagnostic prénatal. Actuellement, il n'existe pas de traitement de fond de la maladie. La prise en charge médicale, psychologique, orthophonique et éducative est alors capitale pour permettre une insertion sociale de bonne qualité. Aussi, il lui demande de lui préciser l'état actuel du système de prise en charge des malades et des familles ainsi que les mesures qu'elle entend prendre pour favoriser leur intégration et leur prise en charge.

Le 20 février 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Madame la Ministre de la justice sur les demandes de réparation des victimes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Le gouvernement britannique vient de prendre la décision d'indemniser les 86 personnes victimes du nouveau variant de cette maladie à hauteur de 25 000 livres (40 000 euros) de compensation provisoire. Des mesures identiques sont sur le point d'être prises en Espagne où l'on compte maintenant 22 décès. Aussi, il lui demande, si la France entend, à l'image de ses collègues européens, prendre des mesures face à la détresse des familles de victimes.

Le 20 février 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'étiquetage et la traçabilité des olives. Actuellement, il est possible d'utiliser l'appellation " olives françaises " pour des produits importés et conditionnés en France, ce qui laisse supposer au consommateur que l'olive est produite en France. Il lui demande quelles mesures le gouvernement compte prendre afin de rendre les étiquetages plus lisibles.

Le 20 février 2001

Monsieur André Aschieri attire l'attention de Monsieur le Ministre des affaires étrangères sur la situation des droits de l'homme au Soudan. En septembre dernier, plusieurs milliers d'esclaves négro-africains au Soudan ont été libérés après avoir été soumis à des tortures physiques. Aussi, il souhaite connaître la position du gouvernement sur cette question et lui demande s'il entend prendre des initiatives pour faire cesser ces violations des droits de l'homme.

Le 19 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri souhaite attirer l'attention de M. le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat sur la carrière des gardes champêtres au sein de la fonction publique territoriale. Le corps des gardes champêtres se compose aujourd'hui de 4 000 fonctionnaires qui interviennent régulièrement dans le cadre de surveillance générale du territoire et des pouvoirs de police du maire. Il possèdent en outre des compétences propres découlant de nombreux textes législatifs particuliers, notamment du code rural. Ainsi, ils ont la triple qualité de fonctionnaire territorial, d'agent chargé de fonctions de police judiciaire et d'agent de la force publique. Toutefois, il existe une disparité importante entre les agents de la police municipale et les gardes champêtres, appartenant pourtant au même cadre d'emploi de police municipale. En effet, les gardes champêtres sont des fonctionnaires territoriaux de catégorie C au sens de l'article 5 de la loi du 26 janvier 1984. De ce fait, leur cadre d'emploi est composé de deux grades : garde champêtre échelle III et garde champêtre principal échelle V. Ils débutent donc leur carrière au premier échelon de l'échelle III, indice 257, soit un traitement mensuel brut d'environ 7 100 francs et la terminent à 60 ans à l'indice 325. A titre de comparaison, le gardien de la paix ayant commencé sa carrière avec sept points d'indice de plus que le garde champêtre, terminera sa carrière à 50 ans et six mois au 11e échelon ou échelon exceptionnel, indice 427, soit 92 points de plus que le garde champêtre principal. Il lui demande sa position sur le sujet et s'il envisage prochainement de revaloriser le cadre d'emploi des gardes champêtres territoriaux.
Texte de la REPONSE : Le textes de la réponse sera disponible la semaine prochaine

Le 19 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement sur le bilan qui peut être dressé plus d'un an après le naufrage de l'Erika. Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika, en faisant naufrage à 50 km des côtes du Finistère, déversait quelque 20 000 tonnes de fioul réparties sur près de 400 km. Il lui demande aujourd'hui, quelle est l'estimation du nombre d'animaux disparus par espèces et par quels moyens elle entend poursuivre le travail de restauration de l'avifaune.
Texte de la REPONSE : La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement a pris connaissance, avec intérêt, de la question relative aux conséquences de la marée noire sur la faune ornithologique. A la suite du naufrage du pétrolier Erika, la pollution par hydrocarbures qui en a résulté a touché de nombreux oiseaux. Au début du mois de septembre 2000, 63 606 oiseaux avaient été recueillis dont 61 403 morts, 2 150 vivants relâchés après traitement et 53 encore à relâcher. Les espèces les plus touchées sont le guillemot de Troïl (82 %), la macreuse noire (15 %), le pingouin torda (4 %), le fou de Bassan (3 %), l'eider à duvet (1 %), le macareux moine (1 %), la mouette tridactyle (1 %), les autres espèces étant atteintes à des taux de moins de 0,5 %. Le guillemot de Troïl a été l'espèce la plus touchée dans la mesure où des oiseaux de cette espèce provenant de colonies nicheuses situées en Irlande et en Grande-Bretagne hivernent dans la zone de naufrage du pétrolier. Afin de connaître l'impact réel de cette pollution par hydrocarbures sur le milieu naturel, la mise en place de crédits spécifiques a été décidée par le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire réuni à Nantes le 28 février 2000. Des études de suivi des conséquences du naufrage de l'Erika sur l'avifaune vont être ainsi conduites sur une période de trois ans et permettront, sur des fondements scientifiques, d'apprécier l'impact réel de cette pollution sur l'avifaune notamment.


Le 19 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation des Français résidant en Principauté de Monaco. En effet, le Conseil national a voté à la majorité le 22 décembre 2000 la loi n° 1235 réglementant la location des immeubles de basses catégories qui était régie par l'ordonnance-loi n° 669. Le texte de loi, l'ordonnance et l'arrêté ministériel ont été publiés au Journal officiel de Monaco en date du 29 décembre. Ainsi, cette nouvelle loi impose aux locataires dès le 1er janvier 2001, un bail de six ans, assorti d'un état des lieux avec la désignation des équipements d'usage privatif dont le locataire a la jouissance exclusive. En outre, elle autorise la reprise de l'augmentation de 13 % dite de " rattrapage spécifique " chaque annnée de 2002 à 2006 pour ensuite déboucher sur le paradis des loyers libéralisés que les propriétaires proposeront, s'il ont l'intention de renouveler le bail, six mois avant la fin du premier, qui se terminera - sauf interruption en cours de bail - le 31 décembre 2006. Contrairement aux conditions strictes et rigoureuses du droit de reprise par les propriétaires, énumérées au titre VII de l'ordonnance-loi n° 669 maintenant abrogées, dorénavant, en cours de bail, les propriétaires, avec un court préavis de trois mois au lieu de douze, pourront demander aux locataires de partir pour y loger leur famille, sans proposer un relogement. En fin de bail avec un préavis de six mois, il n'est même plus question de justification. Cette déréglementation touche 70 % de retraités dont plus de la moitié sont des citoyens français. Il souhaite connaître ses intentions dans ce domaine.
Texte de la REPONSE : La situation des Français de Monaco est un sujet de préoccupation fondamental pour les autorités françaises, notamment pour les raisons suivantes : elles sont attachées à la pérennité de la relation franco-monégasque dont le maintien d'une présence française significative est un des éléments constitutifs ; elles sont aussi comptables de la situation des Français de l'étranger et notamment de ceux dont le sort est le plus précaire. Elles sont donc particulièrement vigilantes à tout ce qui, dans cette loi du 22 décembre 2000 et ses règlements d'application, pourrait avoir un effet d'éviction avéré ou d'accentuation de la précarité des Français de Monaco. Comme elles l'ont fait dans le passé, les autorités françaises continueront de suivre cette situation avec une attention soutenue, soit pour prévenir l'apparition de conséquences dommageables pour les Français concernés (depuis deux ans au moins elles étaient intervenues à plusieurs reprises auprès du ministre d'Etat ou auprès du prince qui ont tous les deux affirmé leur souci de perpétuer les équilibres démographiques et sociaux dans la Principauté), soit pour tenter d'en limiter ou d'en corriger les effets (mais Monaco étant un Etat souverain, les lois et règlements que la principauté adopte s'imposent aussi aux Français résidents comme aux autorités françaises). Dans cette entreprise, si la communauté française de Monaco peut compter sur les autorités françaises, celles-ci doivent aussi pouvoir compter sur elle. Il est essentiel que la communauté française dispose d'une vision précise de la situation de chacun de ses membres et informe le consul général des situations personnelles difficiles, pour qu'il puisse contribuer à intervenir auprès des autorités monégasques à partir d'éléments précis et concrets. A cet égard, l'initiative visant à créer un observatoire des mouvements de la communauté française de Monaco doit être encouragée. Il serait par ailleurs utile que, sur la base de la veille que la communauté française effectuera, les parlementaires français se préparent aussi, de leur côté, à relayer les efforts du ministère des affaires étrangères auprès du Conseil national monégasque ou des autorités monégasques.

Le 19 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur le problème de l'abandon des animaux domestiques. La France est le pays où l'on a le plus d'animaux domestiques (8,3 millions de chats et 7,9 millions de chiens), mais où l'on abandonne le plus. Aussi, il lui demande si une vaste campagne d'information pourrait être envisagée deux fois par an, avant les abandons estivaux et avant les achats de Noël, afin de sensibiliser l'opinion publique à cette question.
Texte de la REPONSE : Le textes de la réponse sera disponible la semaine prochaine


Le 12 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur l'intégration et le recrutement de travailleurs handicapés au sein des services de son ministère. Il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer le pourcentage de personnes handicapées travaillant dans ses services et si son ministère entend mettre en place des moyens tendant à favoriser l'insertion des personnes handicapées au sein de celui-ci.
Texte de la REPONSE : Le ministère de la culture et de la communication s'emploie à augmenter, chaque année, le nombre de recrutement de peronnes handicapées dans ses services. Le total des personnels handicapés en poste était de 740 à la fin de l'année 2000, soit près de 4,5 % de l'effectif global. Ce taux peut paraître encore insuffisant mais il faut noter une sensible augmentation chaque année. Au-delà de l'application des textes (loi n° 87-517 du 10 juillet 1987 et décret n° 95-979 du 25 août 1995), un effort d'accueil et d'orientation personnalisés des personnes handicapées a été effectué ces dernières années. Par ailleurs, sans qu'il en soit tenu une comptabilité individualisée, de nombreux reclassements professionnels, adaptations de poste de travail, ont été réalisés avec l'aide des services de médecine de prévention.

Le 12 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement sur plusieurs projets du gouvernement chinois, susceptibles de porter une atteinte irrémédiable à la situation déjà préoccupante de l'environnement au Tibet. En effet, il a été fait état par différentes source, de plusieurs projets gouvernementaux en ce domaine dont certains sont déjà en cours de réalisation. Il s'agit, par exemple, du commencement des travaux, supportés par des compagnies pétrolières occidentales, du pipeline Sebei-Lanzhou ; il s'agit également du projet de construction d'une voie de chemin de fer reliant le Tibet central à la Chine. Les deux projets aggraveraient la dégradation de l'environnement et l'exploitation inconsidérée des ressources naturelles du plateau tibétain, sans compter le risque d'accélérer les transferts massifs de populations chinoises au Tibet et de renforcer la colonisation de ce pays par la Chine. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire part des initiatives qu'entend prendre le Gouvernement sur le plan international afin de marquer sa préoccupation quant aux conséquences sur l'environnement de tels projets.
Texte de la REPONSE : Le textes de la réponse sera disponible la semaine prochaine

Le 12 février 2001

Texte de la QUESTION : M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre délégué à la coopération et à la francophonie sur le violent séisme qui a secoué le 27 janvier 2001 plusieurs provinces de l'Inde et du Pakistan, qui a fait des milliers de victimes et des centaines de milliers de sans-abri. Il lui demande si la France entend prendre des initiatives afin d'aider la population indienne à reconstruire les villes et les villages ravagés par ce tremblement de terre.
Texte de la REPONSE : Le vendredi 26 janvier 2001, un violent tremblement de terre (d'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter) a frappé l'Etat de Gujarat dans le nord-ouest de l'Inde, l'un des Etats les plus prospères de ce pays. L'épicentre du séisme s'est situé près de la ville de Bhuj, dans le district de Kutch, et il a fait officiellement 16 927 morts et 166 836 blessés. L'effort humanitaire français a porté sur les opérations de recherche et de secours, la médicalisation des blessés, l'assistance aux rescapés (abris, nourriture, santé) et le rétablissement des communications. L'aide du Gouvernement s'est traduite par l'envoi d'une équipe de la sécurité civile de 44 personnes, amenée par un avion du ministère de la défense, dont 9 médecins et 8 infirmiers correspondant à 2 postes médicaux avancés, avec 10 tonnes de matériel humanitaire à bord. Localisée à Bhuj, l'équipe française a effectué un travail considérable. En dix jours, 690 consultations ont été effectuées en traumatologie et pédiatrie, et 41 évacuations vers les hôpitaux ont été organisées. Les secouristes français ont travaillé en étroite collaboration avec les équipes sur place. De nombreuses ONG françaises, notamment Télécom sans frontières, Pompiers sans frontières, Médecins sans frontières, Médecins du monde, Caritas France ainsi qu'une équipe cynophile de recherche et de sauvetage ont prêté leurs concours sur le terrain. L'aide d'urgence directe apportée aux victimes du séisme par la France est évaluée à plus de 4 millions de francs, elle comprend des médicaments et des tentes de grande capacité offerts aux organismes humanitaires indiens ainsi qu'une contribution de 1 million de francs à la Fédération internationale de la Croix-Rouge. Il convient d'ajouter l'aide encore